TÉLÉCHARGER


LIENS UTILES

 
VAE : FAIRE RECONNAÎTRE SA COMPÉTENCE PROFESSIONNELLE
 
  I. VAE à Formacom : conditions d'accès

Formacom est un organisme certificateur de VAE pour le métier de lecteur-correcteur.

Nombre de correcteurs ne détiennent aucun diplôme validant leur connaissance du métier. Soit qu’ils ont appris « sur le tas », soit qu’ils ont été nourrissonnés par des professionnels, ils font aujourd’hui preuve d’une compétence certaine. Ces correcteurs non-diplômés, en activité ou non, peuvent faire reconnaître leur savoir-faire grâce à la validation des acquis de l’expérience (VAE) qui leur permet d’obtenir le titre, le certificat de qualification professionnelle ou le diplôme correspondant à leur métier.

Expérience professionnelle significative dans les métiers de la correction et du secrétariat de rédaction : 36 mois cumulés équivalant à 2 400 heures dans les six dernières années avant la demande, dont au moins 1 200 heures en tant que correcteur ou/et rédacteur réviseur (justificatifs demandés).

Donc assurez-vous tout d'abord que vous avez l'expérience professionnelle requise.

Voici le protocole de demande et de délivrance de la VAE :
1. Faire auprès de Formacom la demande de dossier de candidature à la VAE.
Ce dossier est à compléter et à retourner à Formacom qui jugera de la validité de la candidature. La réponse est envoyée dans les deux mois.
2. Si le dossier est accepté, le candidat est convoqué pour passer les épreuves nécessaires à l’obtention du diplôme. Cet examen se déroule à Formacom, 1 ou 2 fois par an, et comprend :
- une épreuve de correction en première ;
- une épreuve de correction sur pages montées sur InDesign.
3. Environ cinq semaines après le passage des épreuves, un jury se réunit et délivre ou non la VAE.

Le coût de cette validation est de 500 € pour les salariés et de 250 € pour les demandeurs d’emploi. Ces coûts peuvent être pris en charge par divers organismes : Fongecif, Pôle Emploi, Opacif, employeur…


II. Conditions générales applicables à la VAE

Validation des acquis de l'expérience
(Sources : Dictionnaire permanent social et Fiches pratiques du centre INFFO)
La VAE (validation des acquis de l’expérience) est un droit individuel inscrit au livre IV du Code du travail et dans le code de l’Éducation.
Toute personne peut faire reconnaître son expérience et la transformer en diplôme, titre ou CQP (certificat de qualification professionnelle), mais c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas une conversion automatique et il faut remplir certaines conditions.
La VAE est un choix individuel, elle ne peut pas être imposée par un employeur et ne peut pas non plus être motif à faute ou licenciement en cas de refus d’un salarié.

Certifications professionnelles
La VAE s’applique à l’ensemble des diplômes, titres et certificats de qualification enregistrés au RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles) géré par la CNCP (Commission nationale de la certification professionnelle).
C’est l’organisme certificateur qui fixe le protocole de VAE. C’est lui qui vous communiquera le dossier à constituer afin de valider vos expériences.
Un jury se prononce sur votre dossier, à l’issue d’un entretien et le cas échéant d’une mise en situation réelle ou reconstituée. La décision peut être : le refus pur et simple, la validation totale ou la validation partielle (dans ce cas, le candidat a un délai de 5 ans pour faire les évaluations complémentaires).
L’organisme a un délai de 2 mois pour statuer sur la recevabilité (le silence vaut décision de rejet), le candidat a 2 mois pour introduire un recours gracieux devant l’organisme qui a pris la décision d’irrecevabilité, son supérieur hiérarchique ou le Tribunal administratif.

Expérience professionnelle
La VAE est ouverte à tous, sans condition d’âge, de nationalité, de statut, de niveau de formation ou de qualification. Il faut pouvoir justifier de 3 ans minimum d’expérience en rapport avec la certification visée.
Expériences prises en compte :
— Salariés.
— Non-salariés (travailleurs indépendants pouvant justifier de leurs activités par leurs diverses immatriculations).
— Bénévolat : statut informel caractérisé par l’absence de rémunération. L’activité sera attestée par le président après information du conseil d’administration ou par le secrétaire général pour un syndicat.
— Volontariat : travail le plus souvent à vocation humanitaire, sociale, sportive, culturelle. L’organisme agréé délivre une attestation retraçant les activités exercées pendant la durée des contrats.
— Expériences acquises au cours d’une mandature d’élu (conseillers municipaux, généraux, régionaux) la condition est que la mandature soit exécutée complètement.
Expériences non prises en compte :
— Période de formation initiale et continue (scolaire et universitaire).
— Stages et périodes de formation en milieu professionnel effectués pour la préparation d’un diplôme ou d’un titre.
— Contrat d’apprentissage et contrat de professionnalisation.


Modalités d'accès et de financement

VAE dans l'entreprise
Le salarié à la possibilité d’avoir un congé équivalent à 24 heures de temps de travail consécutives ou non, cette période est assimilée à une période de travail (droit aux congés payés, droit à l’ancienneté), cette durée ne peut pas être imputé sur les congés payés.
Le salarié a le droit d’utiliser ce congé comme bon lui semble sous réserve de prévenir l’employeur dans un délai de 60 jours avant le début des actions de VAE. L’employeur doit répondre dans un délai de 30 jours, il peut reporter l’autorisation pour des raisons de services, ce report ne peut excéder 6 mois. Le salarié ne peut bénéficier d’une nouvelle autorisation d’absence pour VAE qu’après un délai de 1 an (délai de franchise).
Au terme de son congé VAE, le salarié doit présenter une attestation de fréquentation effective délivrée par l’organisme.
VAE d’un salarié à l’initiative de l’employeur : Lorsque la VAE est initiée à la demande de l’employeur (et obligatoirement acceptée par le salarié) elle doit être intégralement financée par l’employeur ou l’OPACIF (frais afférents à la validation et frais afférents à l’accompagnement).
VAE à l’initiative du salarié avec acceptation de l’employeur : Prise en charge intégrale par l’entreprise et/ou l’OPCA. L’employeur ne peut demander au salarié de compléter le financement d’une action de VAE fait dans le cadre d’un DIF.
VAE à l’initiative du salarié : Il a droit à un congé VAE, si cela doit se passer pendant le temps de travail, il faut une autorisation d’absence de l’employeur.
Une prise en charge des frais est possible par l’OPACIF, ces frais seront pris en charge totalement ou partiellement en fonction des règles et priorités que l’OPACIF a édictées.
La rémunération du salarié est maintenue dans la limite de 24 heures.
Si l’OPACIF refuse le financement, le candidat fera sa VAE en autofinancement ou le financement pourra être accepté par l’employeur, mais celui-ci n’y est pas tenu.
Si la VAE est réalisée tout ou partie hors du temps de travail, il n’y a pas d’autorisation d’absence à demander. Il s’adresse directement au Fongecif pour la prise en charge financière. La VAE hors temps de travail bénéficie d’une priorité de prise en charge par le Fongecif (selon ses critères).

VAE pour les demandeurs d'emploi
— Intervention des régions qui peuvent contribuer selon les conditions et les plafonds qu’elles déterminent dans leur cadre réglementaire.
— Intervention du PÔLE EMPLOI dans le cadre d’un PPAE (projet personnalisé d’accès à l’emploi) le pôle emploi peut prescrire avec l’accord du demandeur d’emploi toute action de formation utile au reclassement, il peut accorder une aide indépendante des droits au revenu de remplacement. Coût moyen accordé : 640 €.
— Intervention d’un OPACIF : dans le cadre d’un CONGÉ VAE-CDD. L’ouverture de droit se fait à condition d’avoir 24 mois d’activité professionnelle consécutive ou non sur les 5 dernières années par rapport au dernier CDD et 4 mois de CDD consécutifs ou non au cours de la dernière année. C’est le dernier CDD qui détermine l’Opacif compétent. Prise en charge partielle ou totale des frais. La rémunération sera un pourcentage du salaire moyen perçu au cours des 4 derniers mois de CDD

VAE des non-salariés
Le financement est possible s’il y a eu versement d’une contribution spécifique au FAF compétent (financement des actions de formation professionnelle).
Retour à la page d'accueil